La reprise du contrôle d’Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, par les Forces armées centrafricaines (FACA), avec l’appui de leurs alliés, constitue un développement majeur dans la situation sécuritaire du nord-est de la République centrafricaine. Cette évolution intervient après l’attaque du 30 juin 2026, qui avait provoqué d’importants déplacements de populations et de lourdes perturbations dans cette localité frontalière du Soudan.

Selon l’État-Major général des FACA, la situation à Am-Dafock a été reprise en main à la suite des opérations engagées après l’attaque. Les autorités centrafricaines ont présenté cette évolution comme une étape importante dans le rétablissement de l’autorité de l’État et la sécurisation de cette zone stratégique.
La situation demeure toutefois fragile. Les affrontements du 30 juin avaient entraîné la fuite de milliers d’habitants, tandis que plusieurs infrastructures publiques, notamment la sous-préfecture, le centre de santé et la brigade de gendarmerie, ont été endommagées. Une mission conjointe des autorités centrafricaines et de la MINUSCA s’est rendue sur place le 20 juillet afin d’évaluer les besoins sécuritaires, humanitaires et administratifs et de soutenir le retour progressif de l’autorité de l’État.
Martin Ziguélé et Mbolingoumba face à un nouveau contexte
Sur le plan politique, les développements enregistrés à Am-Dafock pourraient également alimenter les débats entre le pouvoir et l’opposition. Les noms de Martin Ziguélé et de Mbolingoumba sont notamment évoqués dans les commentaires politiques autour de cette nouvelle configuration sécuritaire.
Il convient cependant de distinguer les faits établis des lectures politiques qui peuvent en être faites. À ce stade, aucun élément public vérifiable ne permet d’affirmer que ces responsables politiques auraient fondé leurs stratégies sur la persistance de l’insécurité à Am-Dafock ou qu’ils auraient directement été impliqués dans les événements survenus dans cette localité.
La reprise d’Am-Dafock apparaît ainsi comme une étape importante, mais non comme l’aboutissement du processus de stabilisation. Le principal défi pour les autorités reste désormais de consolider cette présence sécuritaire, de prévenir de nouvelles incursions armées et de permettre aux populations déplacées de retrouver progressivement leurs lieux de vie.
