La République centrafricaine s’apprête à accueillir l’un des plus importants rendez-vous économiques de l’année. Les 20 et 21 novembre prochains, Bangui sera l’hôte de la deuxième édition du Forum de l’Investissement et des Partenariats (FIP 2026), une plateforme destinée à promouvoir les opportunités d’investissement et à renforcer les partenariats économiques au profit du développement du pays.

L’annonce officielle a été faite vendredi 31 juillet par Maxime Kazagui, ancien ministre centrafricain et principal promoteur de cette initiative, lors d’une conférence de presse organisée à l’Espace King de Bangui.
Organisé par CARAT Investissements en partenariat avec Central Africa Investment Bridge (CAIB), le Forum se déroulera sous le Haut Patronage du Président de la République, Chef de l’État. Il réunira des représentants des pouvoirs publics, des institutions financières internationales, des banques de développement, des investisseurs privés, des entreprises, des chambres de commerce, des organisations patronales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts économiques venus de plusieurs pays.
Pour cette deuxième édition, le thème retenu est : « Financer le développement de l’Afrique et de la République centrafricaine dans un contexte de raréfaction des financements internationaux traditionnels. »
Prenant la parole devant les journalistes, Maxime Kazagui a expliqué que le choix de cette thématique répond aux défis économiques auxquels sont confrontés les États africains : « Aujourd’hui, les financements publics traditionnels se raréfient. Les États africains doivent donc explorer d’autres mécanismes de financement. Le Forum est justement un espace de réflexion et d’action qui permettra de mettre en relation les investisseurs, les institutions financières et les porteurs de projets afin d’identifier des solutions concrètes pour financer le développement ».

Selon lui, le FIP ne se limitera pas à une succession de conférences, mais ambitionne de produire des résultats tangibles : « Notre objectif n’est pas simplement d’organiser une rencontre. Nous voulons créer une véritable plateforme d’affaires où les investisseurs pourront rencontrer les porteurs de projets, échanger directement avec les autorités publiques et conclure des partenariats bénéfiques pour l’économie nationale », a affirmé M. Kazagui.
L’ancien membre du gouvernement a insisté sur la volonté des organisateurs de mettre en lumière les nombreux atouts économiques de la République centrafricaine : « La République centrafricaine dispose d’importantes ressources naturelles, d’un potentiel agricole considérable, d’opportunités dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, du numérique et de l’industrie. Il est essentiel que ces opportunités soient mieux connues par les investisseurs internationaux », a-t-il souligné.
Interrogé sur le nombre de délégations et d’investisseurs attendus, Maxime Kazagui est resté prudent, précisant que les discussions se poursuivent avec les différents partenaires : « Il serait prématuré d’avancer un chiffre aujourd’hui. Les échanges continuent avec plusieurs institutions financières internationales, des chambres de commerce, des organisations patronales, des investisseurs ainsi que des partenaires publics et privés. Les organisateurs sont à pied d’œuvre afin de finaliser la liste des participants et le programme officiel ».
Il s’est toutefois montré optimiste quant à la mobilisation autour de l’événement : « Depuis le lancement des préparatifs, nous enregistrons des manifestations d’intérêt de plusieurs partenaires nationaux et internationaux. Cela démontre que la République centrafricaine suscite un intérêt croissant auprès des investisseurs et des acteurs économiques », a-t-il ajouté.
Au cours des deux journées de travaux, plusieurs thématiques stratégiques seront abordées, notamment la mobilisation des investissements privés, le financement des petites et moyennes entreprises, la valorisation des ressources naturelles, le développement de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures, la transformation industrielle, l’économie numérique, l’innovation, les partenariats public-privé ainsi que la préparation de projets bancables capables d’attirer des financements.
Au-delà des panels et des tables rondes, le Forum accordera une place importante aux rencontres d’affaires entre investisseurs et porteurs de projets afin de favoriser la conclusion de partenariats concrets.
Pour Maxime Kazagui, cette deuxième édition s’inscrit dans une vision de long terme visant à renforcer l’attractivité économique du pays : « Notre ambition est de contribuer durablement à améliorer la visibilité de la République centrafricaine auprès des investisseurs, de mobiliser davantage de capitaux au profit de projets structurants et de participer à la création de richesses, d’emplois et de valeur ajoutée pour notre pays », a-t-il conclu.
À quelques mois de l’événement, le comité d’organisation poursuit les consultations avec les partenaires nationaux et internationaux afin de finaliser le programme officiel et les différentes délégations qui prendront part à ce grand rendez-vous économique de Bangui.
Bélise SEREMALET
