L’objet de cette réunion qui a rassemblé des cadres du ministère de l’Environnement, des Eaux et forêts et des Finances a une importance capitale. Elle permet d’abord de rendre opérationnel le Comité de Pilotage du projet BIOFIN, instance stratégique chargée d’orienter, de superviser et d’assurer la cohérence des analyses et des réformes à venir.
La République Centrafricaine est un pays à la biodiversité exceptionnelle, reconnue aux niveaux régional et mondial et constitue un capital naturel stratégique, non seulement pour la conservation des espèces et des écosystèmes, mais aussi pour le développement économique, la résilience climatique et les moyens de subsistance des populations.
A en croire, Landry Mabessimo, coordonateur à la coordination de la biodiversité, cette richesse naturelle est aujourd’hui fortement menacée par plusieurs facteurs bien connus notamment la déforestation, le braconnage, I ‘exploitation minière non durable, l’agriculture extensive ainsi que la pauvreté structurelle.
À cela s’ajoute un défi majeur et transversal qui est l’insuffisance des ressources financières dédiées à la biodiversité : « Face à ce constat, le Gouvernement centrafricain a fait le choix stratégique de placer la biodiversité au cœur des politiques publiques, en lien avec les engagements internationaux, notamment le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et les Objectifs de Développement Durable ».
C’est dans cette dynamique que s’inscrit pleinement I ‘initiative BIOFIN, qui vise à mieux comprendre, rationaliser et renforcer les mécanismes de financement de la biodiversité, à travers des analyses rigoureuses, inclusives et orientées vers l’action. A souligné dans son discours Célestin Ndedji DIRCAB au MEDD, Représentant du ministre Thierry Kamach.
CScom MEDD Christian Steve
