whatsapp image 2026 07 10 at 06.25.59

Une enquête publiée par le Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) en collaboration avec Mediapart met en cause Mme Prisca Roseline Mamadou, députée centrafricaine et épouse de l’actuel chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), concernant l’acquisition d’un bien immobilier en France.

Selon les auteurs de l’enquête, Mme Mamadou aurait acquis en 2017 un appartement de 110 m² situé à Suresnes, en région parisienne, pour un montant de 700 000 euros, réglé au comptant. Les journalistes indiquent notamment qu’un virement de 450 000 euros provenant d’une société centrafricaine retient l’attention des enquêteurs, lesquels s’interrogent sur d’éventuels liens entre ce patrimoine, des marchés publics et les sphères du pouvoir en République centrafricaine.

L’enquête journalistique précise toutefois que ces éléments s’inscrivent dans le cadre d’investigations et ne constituent ni une décision de justice ni une condamnation de Mme Mamadou.

Une version des faits contestée

Interrogée par une source proche de Mme Prisca Roseline Mamadou, celle-ci rejette catégoriquement les allégations contenues dans l’enquête, qu’elle qualifie de « campagne de dénigrement » reposant sur des faits sortis de leur contexte.

Selon cette source, le bien immobilier concerné aurait été acquis en 2016 et l’opération définitivement finalisée en 2017, après l’achèvement des contrôles réglementaires effectués par les établissements financiers français dans le cadre des procédures de vérification de l’origine des fonds.

Toujours selon cette même source, les vérifications auraient permis de démontrer la conformité de la transaction aux exigences de la réglementation française en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, ouvrant ainsi la voie à la validation définitive de l’acquisition.

Un parcours entrepreneurial mis en avant

L’entourage de la députée soutient par ailleurs que son patrimoine est le fruit d’activités entrepreneuriales développées bien avant son entrée en politique et avant l’arrivée au pouvoir du Président Faustin-Archange Touadéra en 2016.

Selon cette version, Mme Mamadou aurait commencé ses activités commerciales dès 1998 avant de créer officiellement sa première entreprise en 2002. Elle aurait ensuite investi dans plusieurs secteurs, notamment le commerce, l’immobilier et la logistique.

La source affirme également que Mme Mamadou aurait été actionnaire de TotalEnergies Centrafrique et qu’elle aurait obtenu.

Son entourage ajoute qu’elle possède plusieurs biens immobiliers mis en location et qu’elle affrète régulièrement des avions cargos pour assurer l’importation de marchandises destinées à ses activités commerciales.

Une élue défendue par son entourage

La même source souligne enfin que Mme Prisca Roseline Mamadou a été élue députée du premier arrondissement de Bangui lors des élections législatives de 2025-2026, estimant que cette victoire électorale reflète la confiance accordée par ses électeurs en raison de son engagement économique et social.

À ce stade, les éléments publiés par PPLAAF et Mediapart ne reflètent pas la réalité car selon les principes journalistiques et en terme d’enquête il est important de donner la parole a l’intéressée pour un équilibre. 

Ces genres d’articles mettent en réalité une volonté de ternir l’image des nouvelles autorités de la République Centrafrique. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *