Un atelier d’échange réunissant les femmes des forces de défense et de sécurité ainsi que celles de l’Amicale des douanières de Centrafrique s’est ouvert ce samedi dans la salle de conférence de l’hôtel des douanes à Bangui. Placée sous le thème « Synergie, leadership et autonomie pour une sécurité renforcée », cette rencontre vise à promouvoir une meilleure collaboration entre les différents corps engagés dans la sécurité nationale.
Initiée par l’Amicale des Douanières de Centrafrique, cette activité a rassemblé des représentantes de la police, de la gendarmerie, des douanes ainsi que des Forces armées centrafricaines (FACA). L’objectif principal est de favoriser le partage d’expériences et de clarifier les rôles de chaque entité afin de renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général des douanes et droits indirects, M. Frédéric Théodore Inamo, a salué la tenue de cet atelier qu’il considère comme une initiative structurante pour le renforcement du dialogue interservices : « Cet atelier constitue un cadre important de concertation entre les différents corps. Il permettra de consolider la collaboration autour d’un objectif commun, celui d’assurer la sécurité des personnes et des biens », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, il a insisté sur la nécessité d’une vision partagée entre les institutions : « Chaque corps doit garder à l’esprit qu’il poursuit une mission commune. Il s’agit de rendre la sécurité plus efficace, mais également de faciliter l’accès des populations aux services sécuritaires ».
De son côté, Mme Olga Nga, haut gradé des Forces armées centrafricaines, a animé une communication axée sur l’éthique professionnelle dans le domaine de la sécurité. Elle a rappelé le rôle fondamental des forces de défense dans la protection des citoyens, tout en soulignant les limites de leur intervention : « Le militaire ne doit pas se substituer au civil. Il agit pour la protection et le bien-être de ce dernier, dans le respect des missions qui lui sont assignées », a-t-elle précisé.
Au-delà des échanges théoriques, cet atelier se veut également un espace de dialogue franc entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité, souvent confrontées à des incompréhensions ou à des rivalités sur le terrain lié à des questions de compétence et de hiérarchie.
À travers cette initiative, les organisatrices entendent poser les bases d’une coopération renforcée, fondée sur la complémentarité des rôles, le respect mutuel et la reconnaissance du leadership féminin dans les institutions de sécurité.
Tania KALOU
