
Des leaders de la jeunesse centrafricaine ont animé, le dimanche 3 janvier 2026, un point de presse au restaurant Fin Service à Bangui afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme des agitations et prises de position irresponsables de certains leaders de l’opposition démocratique, à la suite des élections groupées du 28 décembre 2025.
La rencontre avec la presse était présidée par Dimbelet-Nakoe Fernand, leader jeune, qui a rappelé que ces élections constituent un moment crucial dans la trajectoire démocratique de la République centrafricaine. Selon lui, la forte mobilisation des électeurs témoigne de l’attachement du peuple centrafricain aux valeurs républicaines, à la participation citoyenne et à l’expression pacifique de la souveraineté populaire, et ce malgré un contexte marqué par des défis logistiques, sécuritaires et sociaux persistants.
Dans son intervention, Dimbelet-Nakoe Fernand a insisté sur le caractère souverain de l’État centrafricain, fondé sur une Constitution, des lois et des institutions républicaines. Il a souligné que l’autorité de ces institutions ne saurait être remise en cause au gré des intérêts individuels ou des calculs politiciens. À cet effet, il a rappelé que l’Autorité nationale des élections (ANE) demeure la seule institution légalement habilitée à centraliser, valider et proclamer les résultats provisoires du scrutin.
Le leader de la jeunesse a fermement condamné toute tentative de proclamation parallèle, de remise en cause anticipée des résultats ou de pressions exercées sur les institutions électorales, estimant que de telles pratiques constituent une violation grave de l’esprit et de la lettre de la démocratie. Il a notamment pointé du doigt certains propos tenus par le candidat Anicet Georges Dologuélé, qu’il a qualifiés de faux et susceptibles de semer la confusion au sein de l’opinion publique.
Prenant également la parole, Dieu Trésor Adoum, coordonnateur de l’Initiative pour la défense des institutions républicaines, a déclaré que la République centrafricaine ne peut plus tolérer des scénarios qu’il juge récurrents et dangereux pour la stabilité nationale. Il a dénoncé les pressions exercées sur les institutions de la République, les discours incendiaires, la manipulation de la jeunesse ainsi que les appels à peine voilés à la rue et au désordre.
Selon lui, ces pratiques constituent une menace directe à la paix, à la cohésion sociale et au processus démocratique en cours. Il a exhorté les acteurs politiques à privilégier les voies légales de recours prévues par la loi électorale plutôt que de recourir à des stratégies de contestation susceptibles de déstabiliser le pays.
Pour clore ce point de presse, les leaders de la jeunesse ont lancé un appel solennel à l’ensemble des citoyens, des militants politiques et des responsables de partis à faire preuve de calme, de discipline et de respect de l’autorité de l’État. Ils ont rappelé que la consolidation de la démocratie centrafricaine repose sur la responsabilité des acteurs politiques et la loyauté envers la Nation.
« La démocratie exige de la maturité, la République exige de la responsabilité et la Nation exige de la loyauté », ont-ils conclu.
Tania Kalou
