image atelier hcc

Le Haut Conseil de la Communication (HCC), avec l’appui de l’ambassade de France en République centrafricaine, a organisé ce mercredi 24 juin 2026, à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) de Bangui, une table ronde consacrée au cadre normatif et réglementaire des médias en Centrafrique. Placée sous le thème « Préserver et développer le débat public pour garantir la liberté de la presse », cette initiative s’inscrit dans une dynamique visant à promouvoir les valeurs démocratiques, le pluralisme de l’information et le respect des principes fondamentaux de la liberté d’expression en République centrafricaine.

Cette rencontre a réuni des professionnels des médias, des représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de l’ambassade de France en Centrafrique. L’objectif principal était de favoriser une appropriation commune du cadre juridique régissant la liberté de la communication, tout en mettant en lumière la responsabilité des professionnels des médias dans l’enracinement de la démocratie à travers la liberté de la presse et la liberté d’expression.

Les échanges ont également porté sur la nouvelle loi relative à la communication, qui n’a pas encore été promulguée, ainsi que sur le classement 2025 de Reporters sans frontières concernant la situation des médias en République centrafricaine.

Mme Nelly Yapandé, vice-présidente du Haut Conseil de la Communication, a salué le professionnalisme dont ont fait preuve les médias durant le processus électoral. Elle a rappelé que le HCC avait déjà félicité les organes de presse pour le travail accompli. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité du respect des règles d’éthique et de déontologie, tout en reconnaissant que les mutations du paysage médiatique peuvent engendrer de nouvelles formes de menaces.

image vp hcc

De son côté, Sébastien Boutreau Bonne Terre, représentant de l’ambassade de France en Centrafrique, a mis l’accent sur le rôle essentiel des journalistes centrafricains : « Nous sommes toujours dans une logique de partenariat et de coopération. Cette initiative vise à contribuer au développement social et économique du pays. Pour nous, cela passe notamment par la liberté d’expression, qui constitue une condition essentielle de la démocratie », a-t-il déclaré.

Il est également revenu sur l’état de la liberté d’expression en République centrafricaine : « En réalité, il ne s’agit pas d’une question d’alarme, mais plutôt de réfléchir à la manière dont nous pouvons agir dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations. Nous traversons actuellement une période de grands changements, où s’expriment des convictions parfois divergentes et susceptibles d’affecter la liberté de la presse. L’enjeu est donc de consolider, développer et protéger cette liberté ».

image pannel

À travers cette rencontre, le HCC entend promouvoir un cadre de réflexion sur les mécanismes de régulation et les sanctions, tout en préservant les acquis en matière de liberté de la presse. L’institution souhaite également contribuer à garantir aux professionnels des médias un environnement de travail plus favorable à l’exercice de leur mission.

Arnold Ange FINMINI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *