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À l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire du samedi 17 mai, le ministre conseiller en communication de la Présidence, Albert Yaloké Mokpème, a salué la reconduction du Premier ministre Félix Moloua à la tête du gouvernement. Selon lui, cette décision s’inscrit dans une logique de continuité des actions engagées en faveur du développement de la République centrafricaine.

Reconduit à son poste à la suite de l’investiture du président Faustin-Archange Touadéra dans le cadre de son nouveau mandat de sept ans, Félix Moloua devient ainsi le Premier ministre de la 7ᵉ République, marquant une nouvelle étape institutionnelle du pays.

Pour la Présidence, ce maintien à la Primature vise à assurer la stabilité de l’action publique et la poursuite des programmes déjà engagés : « Cette reconduction s’inscrit dans la continuité des actions en cours pour le développement de la RCA », a indiqué Albert Yaloké Mokpème lors de son intervention devant la presse. Toutefois, cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Si certains observateurs estiment qu’elle garantit une continuité des services de l’État et une certaine stabilité institutionnelle, d’autres analystes dressent un bilan critique des cinq années de gestion de Félix Moloua à la tête du gouvernement, évoquant notamment des résultats jugés insuffisants sur plusieurs dossiers socioéconomiques.

Le chef du gouvernement reconduit devra également faire face à un défi institutionnel majeur lors de la composition de sa future équipe. Une partie importante des personnalités pressenties ou issues de l’ancienne équipe gouvernementale a été élue députée. Or, selon les dispositions de la Constitution actuellement en vigueur, l’exercice d’un mandat parlementaire est présenté comme incompatible avec une participation au gouvernement.

Interrogé sur cette question, Albert Yaloké Mokpème a indiqué que le président de la République, dans le cadre de ses prérogatives, pourrait faire appel à certains élus pour servir au sein du gouvernement en raison des nécessités du service de l’État.

En attendant la formation du nouveau gouvernement, l’attention reste désormais tournée vers la Primature, où la future composition de l’exécutif est particulièrement attendue.

Bélisaire Dorval SAHOUL

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