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Le procès dans l’affaire dite Bossembélé s’est poursuivi jeudi 20 août 2026 devant la Cour pénale spéciale (CPS), avec la suite de l’audition de Maximilien Kozo Krazo, témoin entendu depuis le 18 juin dernier.

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L’audience a été consacrée aux questions du parquet, des avocats de la partie civile ainsi que de ceux de la défense. Répondant aux questions du parquet, le témoin a affirmé avoir tenu clandestinement un cahier dans lequel il consignait quotidiennement les conditions de détention des prisonniers.

Maximilien Kozo Krazo a également déclaré avoir écrit clandestinement dans une Bible qu’il détenait durant sa détention. Selon lui, cet objet lui aurait été retiré lors du transfert des détenus de Bossembélé vers Bangui. « En quittant pour Bangui, on nous a fouillés minutieusement afin de nous retirer cette Bible », a-t-il déclaré.

Des conditions de détention dénoncées

Revenant sur les circonstances de leur arrestation, le témoin a indiqué que les détenus étaient notamment poursuivis pour trouble à l’ordre public, tentative d’assassinat et rébellion.

Selon son témoignage, à leur arrivée au centre militaire de Bossembélé, ils auraient d’abord été placés dans une cellule séparée, où ils auraient subi des actes de torture, avant d’être transférés dans une cellule commune avec d’autres détenus : « Nous avons subi des actes jugés inhumains », a affirmé le témoin devant la Cour.

Interrogé par les avocats de la partie civile, Maximilien Kozo Krazo a également décrit les conditions matérielles de leur détention. Il a notamment évoqué l’absence d’eau potable et de latrines : « Au départ, nous n’avions pas accès à l’eau potable, jusqu’à ce qu’un militaire nous remette en cachette un bidon taillé qui nous servait à boire. Il n’y avait aucune latrine. Nous utilisions toujours un bidon placé à côté pour faire nos besoins », a-t-il relaté.

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La défense interroge le témoin

Au cours des questions de la défense, Maximilien Kozo Krazo a affirmé qu’Eugène Ngaïkosse ne faisait pas partie de l’équipe présente à Bossembélé au moment des faits. Concernant Semndiro, le témoin a, en revanche, indiqué que celui-ci avait contribué à alléger leur situation pendant leur détention en cellule.

À l’issue de l’audience, les débats ont été suspendus. Le procès de l’affaire dite Bossembélé se poursuivra devant la Cour pénale spéciale, conformément au calendrier fixé par la juridiction.

Belise SEREMALET

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