Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) a procédé à la validation du tout premier rapport national sur l’Accès et le Partage des Avantages (APA) découlant de l’utilisation des ressources génétiques en République centrafricaine (RCA). Cette étape marque une avancée significative dans la mise en œuvre du Protocole de Nagoya et s’inscrit dans les priorités du Plan National de Développement 2024-2028.
Organisé sous forme d’atelier technique, le processus de validation visait à garantir « la qualité, la fiabilité et la représentativité des informations » contenues dans ce document stratégique. Le rapport dresse un état des lieux du cadre de gestion de la biodiversité ainsi que des mécanismes de gouvernance locale relatifs aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées.
Prenant la parole à cette occasion, Mme Annie Christelle Victoria Passineme-Reki, chargée d’études en matière d’accès aux ressources génétiques au sein du MEDD, a souligné la portée de cette initiative : « La rencontre qui nous réunit aujourd’hui n’est pas qu’une simple formalité administrative internationale », a-t-elle déclaré.
Elle a précisé que ce rapport est : « l’aboutissement d’un processus rigoureux de collecte de données commencé en 2025, visant à faire l’état des lieux de la manière dont notre pays gère l’accès à ses ressources génétiques et le partage des avantages qui en découlent ». Selon elle, l’objectif est de doter la République centrafricaine d’un document de référence sur la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, notamment en ce qui concerne la protection des ressources biologiques nationales et la valorisation des savoirs traditionnels.
Le Protocole de Nagoya, adopté dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, établit un cadre juridique international visant à assurer un partage juste et équitable des bénéfices issus de l’exploitation des ressources génétiques. Il impose notamment aux États parties de mettre en place des mesures nationales claires encadrant l’accès à ces ressources.
En vertu de l’article 29 du Protocole, chaque partie est tenue de soumettre un rapport national détaillant les mesures prises pour sa mise en œuvre. La Conférence des Parties (COP) a fixé au 28 février 2026 la date limite pour la transmission des rapports du premier cycle de rapportage.
Avec la validation de ce premier rapport APA, la République centrafricaine franchit ainsi une étape importante dans le respect de ses engagements internationaux, tout en renforçant son dispositif de gouvernance environnementale et de gestion durable de la biodiversité.
Bélisaire Dorval Sahoul
