Le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur privé, en partenariat avec l’ONG internationale Tearfund, a officiellement lancé, ce mercredi 22 juillet à Bangui, un atelier national consacré à l’entrepreneuriat agro-pastoral et au développement du secteur privé. Organisée du 22 au 24 juillet, cette rencontre rassemble les principaux acteurs publics et privés afin de définir une vision commune pour le renforcement de l’écosystème entrepreneurial en République centrafricaine.
Prennent part à ces assises des représentants des administrations publiques, des organisations professionnelles, des institutions financières, des partenaires techniques et financiers ainsi que des entrepreneurs venus de différents horizons. Pendant trois jours, les participants devront identifier les principaux défis du secteur, proposer des solutions adaptées et élaborer un plan stratégique décennal destiné à orienter les politiques publiques en faveur des petites et moyennes entreprises (PME).
Dans son discours d’ouverture, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur privé, Hyppolite Jean-Paul Ngatté-Robard, a souligné que cet atelier marque une étape décisive dans la mise en place d’un environnement favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat : « Notre ambition est de bâtir un écosystème entrepreneurial inclusif, résilient et compétitif. Les PME représentent le socle de notre économie et constituent un puissant levier de création d’emplois, d’innovation et de réduction de la pauvreté. Nous devons désormais mieux coordonner nos actions afin d’accroître leur contribution au développement national ».

Le membre du gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance des programmes entrepreneuriaux, notamment ceux liés aux chaînes de valeur agricoles : « L’agriculture demeure un secteur stratégique pour notre pays. La République centrafricaine dispose d’immenses terres arables encore sous-exploitées. En structurant davantage les initiatives entrepreneuriales dans ce domaine, nous pourrons mesurer leur véritable impact sur le produit intérieur brut et accélérer la transformation économique de notre pays », a-t-il ajouté.
De son côté, le représentant pays de Tearfund a salué l’engagement des autorités centrafricaines en faveur du développement du secteur privé. Il a rappelé que l’entrepreneuriat constitue un facteur essentiel de résilience économique, particulièrement dans les zones rurales : « Tearfund accompagne depuis plusieurs années les communautés dans le développement des moyens de subsistance. Cet atelier permettra de mieux harmoniser les interventions des partenaires techniques et financiers, tout en renforçant les mécanismes de suivi et d’évaluation afin de garantir un meilleur impact des investissements réalisés ».
Selon lui, une coordination renforcée entre l’État, les partenaires au développement et le secteur privé permettra de maximiser les résultats des différents projets en cours et d’encourager davantage d’investissements productifs.
Pour plusieurs participants, cette rencontre représente également une opportunité de rapprocher les politiques publiques des réalités du terrain : « Les entrepreneurs ont besoin d’un environnement plus structuré, d’un meilleur accès au financement, à la formation et aux marchés. Le futur plan stratégique devra répondre à ces préoccupations afin de favoriser la compétitivité des PME centrafricaines », a confié un représentant d’une organisation patronale.
À l’issue des travaux, les recommandations formulées serviront de base à l’élaboration d’un plan stratégique décennal qui constituera désormais le document de référence pour le développement de l’entrepreneuriat et des petites et moyennes entreprises en République centrafricaine. Les autorités espèrent que cette feuille de route contribuera à stimuler les investissements, créer davantage d’emplois et renforcer durablement la contribution du secteur privé à la croissance économique nationale.
Tania KALOU
