Face aux défis économiques que connaît la République centrafricaine, le professeur Christophe Ouapou plaide pour une meilleure valorisation des richesses naturelles, culturelles et artisanales du pays.
Selon lui, plusieurs secteurs encore sous-exploités pourraient devenir de véritables moteurs de croissance et de création d’emplois.
Le professeur souligne que de nombreux pays dans le monde tirent une part importante de leurs revenus de cette activité. La République centrafricaine dispose, elle aussi, d’atouts considérables dans ce domaine. Des localités comme Bayanga, réputée pour sa biodiversité exceptionnelle, ou encore Bangassou, offrent un potentiel écologique et faunique remarquable susceptible d’attirer des visiteurs nationaux et internationaux.
« Nous avons un potentiel écologique et faunique énorme », affirme-t-il, estimant que la richesse naturelle du pays constitue une ressource stratégique encore insuffisamment exploitée. Pour lui, le développement d’infrastructures adaptées, la promotion des sites touristiques et l’amélioration des conditions de sécurité permettraient de faire du tourisme un secteur créateur de richesses et d’emplois.

Au-delà du tourisme, Christophe Ouapou met également l’accent sur l’artisanat centrafricain. Sculptures, objets d’art, savoir-faire traditionnels et créations locales représentent, selon lui, un patrimoine économique et culturel précieux. Pourtant, il regrette le manque d’espaces adéquats pour mettre en valeur le travail des artisans.
Évoquant le village artisanal situé à proximité de la cathédrale de Bangui, il estime que les infrastructures actuelles restent insuffisantes. Il appelle à la création d’un véritable centre artisanal moderne, doté d’espaces verts et d’installations permettant aux artisans d’exposer et de commercialiser leurs œuvres dans de meilleures conditions.
« Il faut encourager les artisans et reconstruire un centre artisanal digne de ce nom », soutient-il. Un tel projet contribuerait non seulement à préserver le patrimoine culturel centrafricain, mais aussi à renforcer les revenus des producteurs locaux.
Le professeur insiste également sur l’importance de la transformation locale des ressources minières, notamment l’or et le diamant. Selon lui, le développement d’activités de transformation et de fabrication de bijoux permettrait de créer davantage de valeur ajoutée au profit de l’économie nationale.
À travers ces propositions, Christophe Ouapou défend une vision du développement économique fondée sur la valorisation des ressources nationales. Tourisme, artisanat et transformation locale des matières premières constituent, selon lui, des secteurs stratégiques capables de stimuler la croissance, de créer des emplois durables et de renforcer l’autonomie économique de la République centrafricaine.
Bélisaire Dorval SAHOUL
