Charles Bornou fait partie des personnalités qui ont joué un rôle important dans la mise en place de l’administration économique de la République centrafricaine au lendemain de l’indépendance.
Au début des années 1960, dans un pays encore en pleine organisation institutionnelle, il occupe le poste stratégique de ministre des Finances sous la présidence de David Dacko. À cette période, la jeune République centrafricaine construit ses structures politiques et économiques après la proclamation de son indépendance en août 1960.
En tant que responsable des finances publiques, Charles Bornou fait partie du cercle restreint des dirigeants chargés de poser les bases de l’économie nationale. Son action s’inscrit dans un contexte marqué par la création des institutions de l’État, la gestion des premières ressources nationales, la mise en place des relations économiques avec les pays voisins, l’intégration du pays dans les organisations régionales africaines.
Les archives économiques internationales le citent parmi les personnalités importantes du régime de David Dacko, aux côtés des principaux ministres chargés de piloter le développement du pays. Son rôle est d’autant plus essentiel que cette période correspond aux premiers choix financiers de la République centrafricaine : organisation du budget de l’État, coopération économique régionale et définition des politiques de développement.
Même si les informations biographiques détaillées sur sa vie personnelle, sa formation ou la suite de sa carrière restent aujourd’hui peu documentées dans les sources accessibles, son nom demeure attaché à cette phase fondatrice de l’histoire économique centrafricaine.
Charles Bornou appartient ainsi à la génération des premiers cadres nationaux qui ont assuré la transition entre l’administration coloniale et la gestion souveraine de l’État.
Balaôbêafrîka
