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À l’occasion de la célébrée ce 13 février 2026, la (RCA) s’est jointe à la communauté internationale pour commémorer ce média de proximité qui demeure, en Centrafrique comme ailleurs, un pilier de l’information et du lien social. Placée sous le thème « Radio et intelligence artificielle », cette édition invite les professionnels des médias à réfléchir à l’impact croissant des technologies numériques sur la pratique journalistique.

Dans une analyse circonstanciée, Rocard Maleyo, journaliste fact-checker et promoteur de l’éducation numérique en Centrafrique, apporte un éclairage pédagogique sur ce sujet d’actualité.

Selon lui, l’intelligence artificielle (IA) peut être comprise, de manière simple, comme un ensemble de technologies capables d’analyser des données, de comprendre des informations et d’exécuter certaines tâches de façon automatisée, à l’image de certaines fonctions humaines. « Dans le domaine des médias, cela peut signifier transcrire une interview en quelques secondes, proposer des angles de traitement, traduire un contenu ou encore assister au montage », explique-t-il. Il précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’« une machine qui pense comme un humain », mais d’un outil programmé pour traiter rapidement un volume important d’informations.

Face aux interrogations que suscite l’essor de ces technologies, notamment dans les rédactions, Rocard Maleyo se veut rassurant. « L’intelligence artificielle ne doit pas faire peur aux journalistes, à condition de bien comprendre son rôle », affirme-t-il. Pour lui, l’IA ne saurait remplacer ni l’éthique, ni le jugement, ni la sensibilité d’un professionnel des médias. « Elle ne va pas sur le terrain, ne vérifie pas les sources par elle-même et ne comprend pas les réalités locales comme peut le faire un journaliste engagé dans sa communauté », souligne-t-il.

image journée radio

Le véritable risque, selon l’analyste, ne réside pas dans l’outil en tant que tel, mais dans son usage. Comme toute technologie, l’intelligence artificielle exige responsabilité, formation et esprit critique. Une mauvaise utilisation pourrait fragiliser la qualité de l’information, tandis qu’un usage encadré et réfléchi peut au contraire renforcer les capacités des rédactions.

Rocard Maleyo voit ainsi dans l’IA un potentiel levier de progrès pour la radio. Elle pourrait permettre un gain de temps significatif, améliorer la qualité technique des productions et libérer les journalistes de certaines tâches répétitives afin qu’ils se consacrent davantage à l’enquête, à l’analyse approfondie et au contact humain.

En cette Journée mondiale de la radio, le thème « Radio et intelligence artificielle » apparaît donc comme une opportunité de réaffirmer un principe fondamental : la technologie doit rester au service de l’humain. Média de confiance et de proximité, la radio peut intégrer l’intelligence artificielle sans perdre son identité, à condition que l’humain demeure au cœur du processus d’information.

À travers cette réflexion, Rocard Maleyo invite les professionnels des médias centrafricains à s’approprier ces nouveaux outils avec discernement, afin que l’innovation technologique contribue au renforcement d’un journalisme responsable, éthique et adapté aux réalités locales.

Bélisaire Dorval Sahoul

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