L’opération militaire menée le 10 octobre dans la zone de Nabagay-Tissi, dans la préfecture de la Vakaga, soulève des interrogations sur la présence signalée de militaires tchadiens à proximité d’un camp attribué à des groupes rebelles centrafricains.
Selon les informations communiquées sur l’opération, les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par des spécialistes russes, ont ciblé des éléments du FPRC, de l’ASP et du MDRPC, accusés de préparer une offensive contre la Vakaga et la Bamingui-Bangoran. Le bilan avancé fait état de plus de 60 combattants tués ou blessés.Dans une déclaration publiée le 11 octobre, le FPRC, sous la signature de Noureddine Adam, affirme que des éléments des forces tchadiennes chargées du contrôle des frontières se trouvaient également dans la zone concernée.De son côté, N’Djamena a protesté contre une prétendue incursion des forces centrafricaines sur le territoire tchadien, dans la région d’Abnabak, province du Salamat. Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmed Kogri, a fait état de blessés parmi les militaires et les civils.Des questions qui restent sans réponseCes déclarations contradictoires soulèvent une question essentielle : dans quelles circonstances des militaires tchadiens se sont-ils retrouvés dans la zone des affrontements ? Leur présence suffit-elle à établir une quelconque coopération avec le FPRC ? À ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas de tirer une conclusion définitive.La situation est d’autant plus sensible que Noureddine Adam fait l’objet de sanctions internationales et que son nom est associé à des accusations graves liées au conflit centrafricain.Face à ces interrogations, des éclaircissements des autorités de Bangui et de N’Djamena apparaissent nécessaires afin d’établir les faits, de clarifier les circonstances de l’incident et de prévenir une nouvelle escalade à la frontière entre les deux pays.
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