Le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée de la République centrafricaine affirme avoir déjoué une offensive rebelle en préparation dans la préfecture de la Vakaga. Selon un communiqué rendu public, une opération aéroterrestre menée le 10 octobre 2026, avec l’appui de spécialistes militaires russes, aurait permis de neutraliser plusieurs combattants et de disperser les groupes armés présents dans la zone frontalière de Nabagai-Tissi.

1000975662

Une offensive annoncée pour la seconde quinzaine d’octobre

D’après les informations communiquées par le ministère, les services de renseignement centrafricains auraient observé, pendant deux mois, des mouvements et des regroupements de combattants dans les zones frontalières du Tchad et du Soudan. Les autorités affirment que ces préparatifs visaient une offensive de grande ampleur contre les préfectures de la Vakaga et de Bamingui-Bangoran, prévue pour la seconde moitié du mois d’octobre 2026.

Le communiqué attribue un rôle central au Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dirigé par Noureddine Adam. Il cite également l’Alliance du Sursaut patriotique (ASP), conduite par Abdoulaye Tago Gali, le PRNC, associé au général autoproclamé Mahamat Deya, ainsi que le MDRPC, placé sous le commandement d’Arda Hakouma.

Selon les renseignements rapportés par le ministère, cette coalition aurait compté environ 1 300 combattants. Les autorités évoquent également l’existence de soutiens extérieurs et de prétendus « superviseurs occidentaux », sans que ces affirmations aient été établies de manière indépendante.

Plus de 60 combattants tués ou blessés, selon le ministère

L’opération du 10 octobre aurait visé plusieurs groupes armés commandés notamment par Idriss Yaya, Haroun Gay, Arda Hakouma et Mahamat Deya. Leur effectif dans la zone concernée était estimé à près de 200 combattants, selon le communiqué.

Le bilan avancé par le ministère fait état de plus de 60 combattants tués ou blessés. Les autres éléments auraient été dispersés, tandis que des opérations de recherche se poursuivraient dans la région.

Les forces engagées affirment également avoir récupéré des éléments présentés comme des preuves de l’implication du FPRC, ainsi qu’un important lot d’armes de fabrication occidentale. Le communiqué indique par ailleurs que plusieurs commandants de terrain auraient fui vers le territoire tchadien et que Mahamat Deya aurait été grièvement blessé. Ces informations n’ont pas été confirmées par des sources indépendantes dans les éléments disponibles.

Bangui alerte les forces tchadiennes

Le ministère de la Défense affirme avoir informé les forces de défense tchadiennes de la présence présumée de groupes armés sur le territoire du Tchad. Les zones signalées comprennent notamment les secteurs à l’ouest de Sido, la région de Sarayebo, la zone frontalière entre le Tchad, le Soudan et Amdoukan, Aoukalé, ainsi que les territoires situés au sud-est de Sarh.

Selon les autorités centrafricaines, cette démarche vise à prévenir toute nouvelle tentative d’incursion et à renforcer la vigilance dans les espaces frontaliers.

Les opérations se poursuivent dans la Vakaga

Le ministère assure que les opérations des Forces de défense centrafricaines, avec l’appui de leurs alliés russes, se poursuivent afin d’empêcher une éventuelle progression des groupes armés vers les localités centrafricaines.

Malgré les pertes annoncées, les autorités estiment que la menace n’est pas totalement écartée. Elles affirment toutefois que la situation sécuritaire dans la région demeure stable et sous contrôle.

À ce stade, le bilan opérationnel et les accusations formulées dans le communiqué restent à confronter à d’autres sources. Aucune confirmation indépendante des pertes annoncées ni des préparatifs d’offensive évoqués n’est établie dans les informations disponibles.

Pulse Médias RCA — L’information au rythme du monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *