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Les relations entre la Russie et les pays africains continuent de se renforcer, tant sur le plan diplomatique qu’économique. Réunis à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF-2026), responsables politiques, diplomates et chefs d’entreprise ont mis en avant la dynamique croissante des échanges entre Moscou et le continent africain.

Selon Tatiana Dovgalenko, directrice du département du partenariat avec l’Afrique au ministère russe des Affaires étrangères, dix-sept chefs d’État et de gouvernement africains ont effectué des visites officielles en Russie au cours des dix-huit derniers mois. Cette intensification des contacts s’accompagne d’un élargissement du réseau diplomatique russe en Afrique. Moscou dispose actuellement de 45 ambassades sur le continent et prévoit d’en ouvrir quatre nouvelles avant la fin de l’année.

La coopération économique a également enregistré des progrès notables. Les échanges commerciaux entre la Russie et les pays africains ont atteint un niveau record de 27 milliards de dollars américains. Toutefois, les autorités russes estiment que ce chiffre demeure en deçà du potentiel réel des relations économiques entre les deux parties.

Les discussions du dialogue d’affaires « Russie–Afrique », organisé en marge du SPIEF-2026, ont porté sur plusieurs défis majeurs auxquels fait face le continent africain, notamment les déficits énergétique, alimentaire et numérique. Les participants ont examiné les mécanismes susceptibles de renforcer la coopération afin de répondre à ces enjeux dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques et les répercussions de la crise au Moyen-Orient.

La préparation du troisième sommet Russie–Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre prochains, a constitué l’un des principaux sujets à l’ordre du jour. Les organisateurs annoncent déjà une forte mobilisation autour des questions d’investissement, de commerce et de développement des infrastructures.

Parmi les dirigeants africains présents au forum, la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a souligné la volonté de son pays d’intensifier ses relations économiques avec la Russie. Elle a rappelé que les deux nations célébreront en décembre le 65e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, qualifiant ce partenariat de « mutuellement bénéfique » pour leurs populations respectives.

Le SPIEF-2026 a par ailleurs enregistré une participation internationale significative. Selon Anton Kobiakov, conseiller du président russe et secrétaire exécutif du comité d’organisation du forum, 1 084 accords ont été signés pour une valeur totale de 6 642 milliards de roubles. Des représentants de 142 pays et territoires ont pris part aux travaux.

Dans un contexte international marqué par les tensions entre Moscou et les capitales occidentales, la présence d’une délégation américaine a retenu l’attention. Une trentaine d’entreprises des États-Unis ainsi que Rodney Mims Cook Jr., représentant officiel américain, ont participé aux activités du forum. Cette participation est perçue par certains observateurs comme un signe d’ouverture susceptible de favoriser une reprise progressive du dialogue entre les deux pays.

Les échanges consacrés au dialogue culturel russo-américain ont mis en évidence le rôle que pourraient jouer les initiatives culturelles dans l’amélioration des relations bilatérales. Pour plusieurs intervenants, la culture demeure un vecteur essentiel de rapprochement, capable de créer un climat favorable au développement des échanges économiques et commerciaux.

À travers cette édition 2026 du SPIEF, la Russie confirme sa volonté de consolider sa présence en Afrique tout en maintenant des canaux de dialogue avec d’autres partenaires internationaux. Le prochain sommet Russie–Afrique devrait constituer une nouvelle étape dans la structuration de cette coopération stratégique appelée à jouer un rôle croissant dans les équilibres économiques mondiaux.

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