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Un atelier de réflexion sur la révision du décret portant détermination des statuts et fixant le capital social des Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL) s’est tenu dans la salle de réunion King à Bangui ce jeudi 7 Mai. Organisée par l’initiative I-Compte, cette rencontre a réuni des représentants de l’administration publique, du secteur privé et des partenaires techniques autour d’un objectif commun : améliorer le cadre juridique de la création d’entreprise en République centrafricaine.

Cet atelier s’inscrit dans une dynamique de réformes économiques engagées par les autorités nationales, notamment à travers le Plan National de Développement (PND 2025-2028). Ce programme stratégique vise à renforcer la gouvernance et à stimuler la croissance économique, en misant sur le développement du secteur privé et la promotion des petites et moyennes entreprises (PME).

Cependant, les participants ont relevé que l’environnement entrepreneurial reste encore marqué par des contraintes importantes. Parmi celles-ci figurent les lourdeurs administratives, les coûts élevés liés aux procédures d’agrément, ainsi que l’ambiguïté du décret actuel concernant le capital social minimum des SARL. Autant de facteurs qui freinent la création d’entreprises, notamment chez les jeunes, les femmes et les acteurs du secteur informel.

Prenant la parole au cours des échanges, Romain Pamo, coordonnateur du guichet unique des formalités des entreprises, a souligné l’importance de cette réforme pour l’inclusion économique : « Le capital social représente l’ensemble des apports, en numéraire et en nature, effectués par les associés pour créer une société. La révision de ce décret permettra d’encourager les acteurs du secteur informel à se formaliser et à participer pleinement à l’économie nationale », a-t-il déclaré.

Les travaux de l’atelier ont permis de passer en revue les dispositions du décret en vigueur, d’en analyser les implications économiques et de recueillir des propositions d’amendements. Les contributions issues de ces échanges devraient enrichir le rapport final de l’étude, en vue de l’adoption d’un texte plus adapté aux réalités socio-économiques du pays.

Pour les organisateurs, cette démarche participative constitue une étape essentielle vers la mise en place d’un cadre juridique plus accessible, transparent et incitatif. Elle vise, à terme, à lever les obstacles à l’entrepreneuriat, à attirer davantage d’investissements et à favoriser la transition progressive de l’économie informelle vers le secteur formel.

Christelle Melvina GANAZOUI

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