L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec l’appui financier de l’Union européenne, renforce les capacités du personnel du ministère chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement, de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation et de l’Accord de paix de N’Djamena (DDRR-SAPPR/APN) sur la lutte contre la traite des personnes et les violences basées sur le genre (VBG).
La première phase de cet atelier de renforcement des capacités a été officiellement lancée mercredi 30 septembre 2026 à l’hôtel Oubangui, à Bangui. La cérémonie était présidée par le ministre délégué, Gilbert Toumou Deya, en présence de la cheffe de mission de l’OIM en République centrafricaine, Aïssatou Guisse Kaspar, ainsi que de la directrice de cabinet du ministère, Pr Georgine Gresenguet.
Renforcer les capacités des acteurs
Cette initiative vise à doter le personnel du DDRR-SAPPR/APN de connaissances et d’outils nécessaires à une meilleure prévention et à une réponse plus efficace face aux phénomènes de traite des personnes et de violences basées sur le genre.
À travers cette formation, l’OIM entend également renforcer la compréhension des mécanismes de prévention, d’identification et de protection des personnes exposées à différentes formes d’exploitation et d’abus.
L’atelier constitue ainsi un cadre d’échanges et d’apprentissage destiné à permettre aux participants de mieux appréhender les enjeux liés à la traite des personnes, notamment dans les contextes de vulnérabilité et de mobilité des populations.
« Une atteinte grave à la dignité et aux droits fondamentaux »
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le ministre délégué Gilbert Toumou Deya a insisté sur l’importance de la protection des personnes vulnérables et de la prévention des abus.
Pour le membre du Gouvernement, la traite des personnes ne constitue pas seulement une infraction relevant du cadre juridique. Elle représente également une atteinte profonde à la dignité humaine et aux droits fondamentaux : « Derrière chaque cas de traite des personnes, il y a une vie brisée, une dignité bafouée, une confiance trahie », a déclaré Gilbert Toumou Deya.»
Le ministre a notamment évoqué les femmes, les hommes, les filles et les garçons susceptibles d’être privés de liberté et exposés à différentes formes d’exploitation.
Il a par ailleurs souligné que la lutte contre la traite des personnes nécessite une mobilisation qui dépasse le seul cadre institutionnel et juridique : « C’est aussi un devoir humain et moral », a-t-il affirmé, appelant à renforcer les actions de prévention et de protection en faveur des personnes vulnérables.
Pour l’OIM et ses partenaires, le renforcement des compétences des acteurs constitue un levier important pour améliorer la prévention de la traite des personnes et la prise en charge des problématiques liées aux violences basées sur le genre.
Cette première phase de formation marque ainsi une étape dans le renforcement des capacités du personnel du DDRR-SAPPR/APN face aux enjeux de protection des populations et de lutte contre les différentes formes d’exploitation humaine en République centrafricaine.
Naomie BENGUE
