À l’approche de la Journée mondiale des réfugiés, célébrée chaque année le 20 juin, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en République centrafricaine a présenté, ce mardi 16 juin à Bangui, un état des lieux de la situation des réfugiés et demandeurs d’asile accueillis dans le pays.
Ce bilan a été dévoilé lors d’un point de presse organisé par le HCR en présence de son représentant en République centrafricaine, William Chemaly, ainsi que des représentants du ministère de l’Administration du territoire.
Selon les chiffres communiqués par l’agence onusienne, la République centrafricaine accueille actuellement 60 649 réfugiés et demandeurs d’asile originaires principalement du Soudan, de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Soudan du Sud et du Rwanda.
Depuis avril 2023, le pays fait face à un afflux croissant de populations fuyant les conflits dans la région. Des milliers de réfugiés soudanais et tchadiens ont ainsi franchi les postes-frontières d’Amdafok ainsi que les localités situées au nord de Paoua.
Les personnes déplacées sont aujourd’hui réparties dans plusieurs préfectures, notamment la Vakaga, le Haut-Mbomou, la Ouaka, le Mbomou et Lim-Pendé.
Le HCR indique qu’au cours du seul mois d’avril 2026, 2 848 nouveaux réfugiés et demandeurs d’asile ont été enregistrés dans la préfecture de la Vakaga. Parallèlement, 1 764 personnes ont été retirées des registres actifs à la suite d’une absence prolongée lors des activités de protection et d’assistance.
Prenant la parole au cours de cette rencontre avec la presse, le représentant du HCR en République centrafricaine, William Chemaly, a réaffirmé l’engagement de son organisation à soutenir les autorités nationales dans la gestion de l’accueil des réfugiés : « Le HCR continuera d’accompagner le gouvernement centrafricain afin de transformer les zones d’accueil en espaces d’inclusion et de développement », a-t-il déclaré.
L’agence des Nations Unies souligne que la mise en œuvre de cette stratégie repose sur une coordination étroite entre les autorités nationales, les partenaires humanitaires et les communautés hôtes.
Face à la persistance des crises régionales, le HCR appelle à un renforcement des mécanismes de solidarité et de soutien en faveur des populations réfugiées ainsi que des communautés qui les accueillent.
Tania KALOU
