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Le débat autour de l’ouverture d’un dialogue politique en République centrafricaine refait surface. À l’initiative du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), la question suscite une vive réaction du pouvoir en place.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire tenue le vendredi 24 avril à Bangui, le porte-parole de la Présidence, Albert Yaloke Mokpem, a répondu sans détour à la nouvelle sollicitation du BRDC : « Ils veulent encore quel dialogue ? », a-t-il lancé, mettant en doute la pertinence de cette demande. Selon lui, la plateforme d’opposition ne présente « aucun argument valable » susceptible de justifier l’ouverture de nouvelles discussions avec le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra. Il estime par ailleurs que cette requête est « illégitime et sans fondement ».

En face, le BRDC maintient sa position et réaffirme son attachement à un dialogue inclusif. Réunis le 16 avril 2026 au siège du parti Patri à Bangui, les membres de cette coalition politique ont dressé le bilan des dix années de gouvernance du président Touadéra, tout en renouvelant leur appel à des concertations nationales. Pour le coordinateur du bloc, Me Crépin Mboligoumba, la République centrafricaine traverse une crise politique qui nécessite une réponse collective : « La population doit se mobiliser pour exiger la tenue d’un dialogue politique », a-t-il déclaré.

Cette revendication n’est pas nouvelle. Depuis l’annonce des élections groupées de 2025, le BRDC plaide en faveur d’un cadre de discussions avec les autorités. Faute de réponse concrète, la plateforme avait appelé au boycott du scrutin. Malgré cet appel, les élections se sont déroulées et ont conduit à la réélection du président Touadéra.

Par ailleurs, une tentative de rapprochement avait été amorcée en 2025, lorsque le Premier ministre Félix Moloua avait reçu les représentants du BRDC dans le cadre de consultations préalables à un dialogue politique. Toutefois, cette initiative n’a pas abouti à la tenue effective des discussions attendues.

Dans un contexte marqué par des positions divergentes, la question du dialogue politique reste au cœur des enjeux institutionnels en République centrafricaine. Entre rejet du pouvoir et insistance de l’opposition, les perspectives d’un consensus apparaissent, à ce stade, incertaines.

Bélisaire Dorval SAHOUL

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