Au lendemain des pluies torrentielles qui se sont abattues sur Bangui, faisant plusieurs dégâts matériels dans différents quartiers de la capitale, la maire de la ville, Mme Prisca Roseline Mano, s’est rendue ce lundi auprès des populations sinistrées du 8e arrondissement. Cette visite de terrain vise à constater l’ampleur des dégâts, à évaluer les besoins des victimes en vue d’une éventuelle assistance humanitaire et à sensibiliser les habitants aux bonnes pratiques en matière d’assainissement.
Accompagnée de Mlle Élodie Francine Moussa Ousseina, conseillère municipale à la mairie du 8e arrondissement, Mme Prisca Roseline Mano a sillonné plusieurs quartiers durement touchés par les intempéries, notamment Galabadja 6, UCATEX, Galabadja 5, le Marché Combattant, les abords de l’aéroport ainsi que le quartier Yangato.
Dans ces différentes localités, les conséquences des fortes précipitations sont considérables. Plusieurs habitations ont été détruites ou endommagées, tandis que des familles ont vu leurs logements envahis par les eaux. Cette situation met en lumière la vulnérabilité de certains quartiers de Bangui face aux phénomènes pluvieux, particulièrement lorsque les eaux ne peuvent s’écouler normalement.
Au cours de cette descente, la maire de Bangui a pu constater les difficultés auxquelles sont confrontées les populations affectées. Cette démarche devrait également permettre de mieux cerner les besoins des sinistrés et d’identifier les mesures susceptibles d’être prises pour leur venir en aide.

Prisca Roseline Mano appelle à une prise de conscience collective
Face à la récurrence des inondations dans la capitale centrafricaine, la maire de Bangui a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour prévenir ce phénomène. Selon elle, la responsabilité de la lutte contre les inondations ne saurait incomber uniquement aux autorités municipales, mais doit également impliquer les populations.
« La question des inondations doit être prise au sérieux par toutes les couches sociales. Chacun doit contribuer à la protection de son environnement, notamment en évitant de jeter les ordures dans les canaux d’évacuation des eaux », a-t-elle souligné.
La responsable municipale a également évoqué la forte densité des constructions dans certaines zones, ainsi que le non-respect des voies naturelles et aménagées d’écoulement des eaux, parmi les facteurs susceptibles d’aggraver les inondations.
Pour elle, le respect des dispositifs d’assainissement et l’adoption de comportements responsables constituent des éléments essentiels pour limiter les conséquences des fortes pluies sur les habitations et les infrastructures.

Élodie Francine Moussa Ousseina plaide pour le curage des canaux
Présente aux côtés de la maire lors de cette tournée, Mlle Élodie Francine Moussa Ousseina, conseillère municipale à la mairie du 8e arrondissement, a mis l’accent sur la nécessité d’améliorer l’entretien des canaux d’évacuation des eaux pluviales.
« Il est important de procéder au curage des canaux d’évacuation afin de faciliter l’écoulement des eaux et de réduire les risques d’inondation dans nos quartiers », a-t-elle plaidé.
Cette préoccupation rejoint les difficultés observées dans plusieurs secteurs visités, où l’obstruction des voies d’évacuation peut empêcher les eaux de pluie de s’écouler normalement. Le curage régulier de ces ouvrages, associé à une meilleure gestion des déchets, apparaît ainsi comme une mesure importante dans la prévention des inondations.
La conseillère municipale a également appelé à une prise de conscience des habitants, afin que les efforts d’assainissement puissent produire des résultats durables.

Les sinistrés lancent un cri de cœur
Au-delà des constats effectués sur le terrain, cette visite a également permis de recueillir les préoccupations des familles victimes des intempéries. Parmi elles, Charlène, une habitante sinistrée, a exprimé sa reconnaissance à la maire de Bangui pour sa présence auprès des populations affectées, tout en décrivant les pertes subies.
« Je remercie la maire de Bangui d’être venue constater notre situation. Mais aujourd’hui, nous sommes vraiment en difficulté, car j’ai presque tout perdu dans ces inondations. Nous avons besoin d’aide pour pouvoir nous relever », a-t-elle confié.
Ce témoignage traduit la détresse de certains ménages qui, après le passage des eaux, se retrouvent confrontés à la perte de leurs biens et à des conditions de vie particulièrement difficiles. Pour ces familles, l’évaluation des dégâts doit désormais s’accompagner de réponses concrètes, notamment en matière d’assistance humanitaire.
La prévention et l’assistance au cœur des préoccupations
La visite de la maire de Bangui dans le 8e arrondissement intervient dans un contexte marqué par la vulnérabilité de plusieurs quartiers face aux fortes précipitations. Si l’assainissement et le curage des canaux constituent des pistes importantes pour limiter les risques, la situation des ménages sinistrés pose également la question de leur accompagnement après les catastrophes.
L’évaluation précise des dommages, l’identification des besoins prioritaires et la mise en place d’une assistance adaptée apparaissent désormais essentielles pour répondre aux difficultés des populations touchées.
Entre prévention des inondations, responsabilité citoyenne et soutien aux victimes, les dégâts enregistrés dans le 8e arrondissement rappellent l’importance d’une action concertée entre les autorités municipales et les habitants pour mieux faire face aux conséquences des intempéries à Bangui.
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