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La plateforme « I Gwè » et l’Observatoire de la gouvernance et du développement citoyen (OGDC) ont annoncé, ce jeudi 8 octobre à Bangui, une opération « ville morte » prévue le lundi 12 octobre 2026, pour protester contre la récente augmentation du prix des hydrocarbures à la pompe.

Lors d’une conférence de presse tenue au Centre Saint-Jean-XXIII, les deux organisations de la société civile ont exprimé leur opposition à la décision du gouvernement d’augmenter une nouvelle fois les prix des carburants. Elles estiment que cette mesure intervient dans un contexte socioéconomique déjà difficile, marqué notamment, selon elles, par la cherté de la vie, la baisse du pouvoir d’achat et les difficultés économiques auxquelles sont confrontées les populations.

Dans leur déclaration, les organisations dénoncent surtout l’absence de concertation avant la prise de cette décision. Elles demandent au gouvernement davantage de transparence sur la structure du prix du carburant, notamment sur les différentes taxes, marges et coûts entrant dans sa fixation.

confe presse igwe

Une journée « ville morte » annoncée

Face à cette situation, la plateforme « I Gwè » et l’OGDC ont lancé un appel à la mobilisation citoyenne. Elles déclarent le lundi 12 octobre 2026 comme une journée « ville morte », prévue de 4 heures à 17 heures.

Les deux organisations invitent notamment les conducteurs de taxis, bus et motos-taxis à suspendre leurs activités de transport durant cette période. Elles appellent également les commerçants, les fonctionnaires, les jeunes ainsi que l’ensemble des citoyens à observer ce mot d’ordre dans le calme et la discipline.

Cette initiative constitue, selon les organisateurs, une forme de protestation destinée à exprimer le mécontentement d’une partie de la société civile face à la hausse des prix des hydrocarbures et à ses répercussions sur la vie quotidienne.

Le retour du prix du carburant en dessous de 900 F CFA exigé

Au-delà de l’appel à la mobilisation, les deux plateformes formulent plusieurs exigences à l’endroit du gouvernement. Elles réclament notamment le retrait immédiat de la hausse des prix des hydrocarbures et leur retour à un niveau inférieur à 900 F CFA.

Elles demandent également l’ouverture d’un cadre de concertation transparent réunissant les acteurs économiques du secteur pétrolier, les organisations de la société civile, les syndicats et les usagers.

La publication d’une structure détaillée du prix du carburant, faisant apparaître les taxes, les marges et les différents coûts, figure également parmi leurs principales revendications.

Une interpellation du gouvernement

Les organisations signataires estiment que la question du prix du carburant ne peut être dissociée des difficultés économiques et sociales que traverse actuellement la population centrafricaine. Elles appellent ainsi les autorités à privilégier le dialogue et la concertation afin de parvenir à une solution qu’elles jugent acceptable pour les différentes parties.

La plateforme « I Gwè » et l’OGDC affirment enfin que leur démarche s’inscrit dans une volonté de défense de la justice sociale, de la dignité et des intérêts économiques des ménages. La journée du 12 octobre devrait ainsi constituer un test important pour mesurer la capacité de mobilisation de la société civile autour de cette revendication et la réaction des autorités face à cet appel à la « ville morte ».

La Rédaction

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