Né le 15 décembre 1930, Bernard Ayandho fait ses études à l’école primaire supérieure de Bambari, aux côtés de plusieurs futurs cadres du pays, avant de poursuivre sa formation à l’École normale de Mouyondzi au Moyen-Congo. Comme beaucoup d’intellectuels de son époque, il commence sa carrière comme instituteur, participant ainsi à la formation des élites nationales.
Très tôt, il s’engage en politique au sein du MESAN, le mouvement fondé par Barthélemy Boganda, qui deviendra le parti unique après l’indépendance. Cet engagement le place au cœur de la vie publique centrafricaine naissante. Après la chute de l’empereur Jean-Bédel Bokassa en septembre 1979 et le retour au pouvoir du président David Dacko, Bernard Ayandho est nommé Premier ministre le 26 septembre 1979. Il devient ainsi le chef du gouvernement dans une période particulièrement délicate, marquée par la reconstruction de l’État, la réorganisation des institutions et le retour à un fonctionnement républicain.
Durant son passage à la primature, il accompagne la nouvelle orientation politique engagée par le régime de David Dacko. Dans ce contexte, il rejoint l’Union Démocratique Centrafricaine (UDC), le parti créé pour soutenir cette transition. Son mandat prend fin le 22 août 1980, lorsque le président Dacko décide d’assumer lui-même la fonction de chef du gouvernement. Malgré la brièveté de cette période, son rôle reste associé à l’un des moments clés de la restauration de l’État centrafricain après l’Empire.
Bernard Ayandho s’éteint en 1993, laissant le souvenir d’un cadre politique formé à l’école de Boganda et d’un acteur de la transition institutionnelle de la fin des années 1970.
Balaôbêafrîka
