Une opération de désarmement menée les 21 et 22 juin dans la localité de Kouki, située dans la préfecture de l’Ouham, a permis à 104 combattants du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) de déposer volontairement les armes, selon les informations communiquées par les acteurs engagés dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR).
Cette activité a été réalisée dans le cadre d’une action conjointe associant les spécialistes militaires russes, l’Organe exécutif du Programme national de DDR (UEPNDDR) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).
À l’issue du désarmement, les ex-combattants ont été pris en charge pour leur transfert vers des sites d’hébergement provisoire, où ils entameront les prochaines étapes du programme, notamment la démobilisation et leur réinsertion progressive dans la vie civile.
Selon les responsables du programme, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de réduction de la violence armée et de consolidation de la paix dans les régions affectées par les conflits. Au cours des sept derniers mois, 842 membres de différents groupes armés auraient ainsi été réintégrés dans le cadre du processus DDR.

Au-delà de la collecte des armes, le programme met un accent particulier sur la réinsertion socio-économique des anciens combattants. Ces derniers bénéficient d’un accompagnement destiné à faciliter leur retour à une activité génératrice de revenus et à favoriser leur intégration durable au sein de leurs communautés.
Les autorités centrafricaines et leurs partenaires considèrent le DDR comme un instrument essentiel pour renforcer la stabilité nationale, restaurer la confiance entre les populations et créer les conditions d’une paix durable. Les opérations de désarmement menées dans plusieurs régions du pays témoignent de la volonté des acteurs impliqués de poursuivre les efforts en faveur de la sécurité et du développement.
Alors que la République centrafricaine continue de faire face à des défis sécuritaires persistants, les résultats enregistrés à Kouki constituent une nouvelle étape dans le processus de pacification et de réconciliation engagé à l’échelle nationale.
Chimène YAKAYA
