
Les débats se sont poursuivis le vendredi 6 février 2026 dans l’affaire dite « GUEN » devant la Cour pénale spéciale (CPS). L’audience, tenue à la Chambre d’assises, a été marquée par la déposition d’un témoin clé, identifié sous le code GU-5, dont l’anonymat est maintenu pour des raisons de sécurité.
Pendant plus de cinq heures, le témoin est revenu sur les événements survenus à Guen, dans la sous-préfecture de Gadzi, livrant un récit bouleversant qui a laissé l’auditoire profondément marqué.
Selon GU-5, la zone était initialement sous contrôle des Séléka. Bien que leur présence ait été signalée, le témoin a affirmé qu’aucune exaction majeure ne leur était imputée, hormis quelques actes de pillage. La situation aurait toutefois basculé avec l’arrivée des anti-balakas, entraînant une spirale de violences extrêmes.
Le témoin a notamment évoqué des actes de barbarie, dont l’enterrement vivant de deux femmes, un crime qu’il attribue à un ordre direct de l’accusé Behina, qu’il a qualifié de « véritable diable ».
GU-5 a également révélé qu’une ressortissante malienne, dont l’identité n’a pas été dévoilée, aurait épousé l’accusé Bahara, actuellement en fuite, dans le but de garantir sa sécurité.
À l’issue de cette déposition, les parties ont eu l’occasion d’interroger le témoin sur la responsabilité des accusés dans les faits reprochés.
L’audience a été suspendue et doit reprendre le lundi 9 février 2026.
Bélisaire Dorval Sahoul
