image guismala amza ministre centrafricain de l'agriculture

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Guismala Amza, a apporté des clarifications ce lundi 26 janvier 2026 concernant le retard de paiement des indemnités des coopératives agricoles ayant participé à la foire agricole organisée à Mbaiki, dans la préfecture de la Lobaye, dans le cadre du Projet d’Urgence de Réponse à la Crise Alimentaire en Centrafrique (PRUCAC).

Cette sortie médiatique intervient après plusieurs mois de tensions entre les semenciers et les autorités, liées au non-paiement des semences restantes après la foire agricole initiée en mai 2025 par l’ONG Welthungerhilfe (WHH), sur financement de la Banque mondiale.

Des contraintes administratives à l’origine du retard et une confusion sur la responsabilité du paiement

Selon le ministre Guismala Amza, le blocage observé dans le paiement des indemnités est essentiellement dû à des difficultés administratives. Il a notamment indiqué que plusieurs coopératives agricoles ne disposent pas de comptes bancaires, alors que les procédures imposées par la Banque mondiale exigent des paiements par virement bancaire afin de garantir la transparence et la traçabilité des fonds.

Le ministre a également tenu à préciser que le paiement des indemnités ne relevait pas, au départ, du ministère de l’Agriculture, une situation qui a engendré des incompréhensions entre les responsables des coopératives agricoles et son département. La gestion financière du dossier est assurée par le projet PRUCAC, organe d’exécution chargé de la mise en œuvre des paiements.

Un appel à la régularisation des coopératives agricoles

Guismala Amza a exhorté les coopératives agricoles bénéficiaires à régulariser leur situation administrative, notamment par l’ouverture de comptes bancaires, condition jugée indispensable pour la poursuite du partenariat avec le projet et pour éviter de nouveaux retards.

Pour rappel, la foire agricole de Mbaiki avait réuni plusieurs coopératives agricoles de la Lobaye. Toutefois, le paiement des semences non écoulées, prévu après l’événement, n’avait pas été vite fait ce qui a engendré le mécontentement des semenciers concernés.

Bélisaire Dorval Sahoul

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