Le ministre conseiller en communication à la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpem, a affirmé, ce lundi 19 octobre 2026, que plusieurs éléments issus des enquêtes feraient état de liens entre les trois leaders de la société civile interpellés et certains responsables politiques de l’opposition. Ces déclarations interviennent dans le contexte des arrestations liées à la journée de « ville morte » du 12 octobre dernier.
Des enquêtes axées sur les communications et les équipements informatiques
Lors d’une conférence de presse animée ce lundi 19 octobre, Albert Yaloké Mokpem est revenu sur l’évolution des enquêtes concernant l’interpellation des trois leaders de la société civile, présentés comme étant à l’origine de l’appel à la journée de « ville morte » organisée le 12 octobre dernier.
Selon le ministre conseiller, les investigations auraient permis de relever plusieurs éléments susceptibles d’établir des liens entre les personnes interpellées et certains acteurs politiques de l’opposition.
Il a notamment indiqué que les enquêteurs se seraient intéressés à l’exploitation des données téléphoniques ainsi qu’au contenu des ordinateurs appartenant aux personnes concernées. Ces éléments constitueraient, selon lui, des pistes importantes dans le cadre des investigations en cours.
La question des douze avocats soulevée
Au cours de son intervention, le responsable de la communication présidentielle s’est également interrogé sur la constitution d’un collectif de douze avocats mobilisés pour assurer la défense des trois leaders interpellés.
Il a souligné que ce collectif serait composé, dans sa grande majorité, de personnalités issues du milieu politique de l’opposition, établissant ainsi un rapprochement avec les liens politiques présumés évoqués dans le cadre des enquêtes.
Cette déclaration intervient au lendemain de la communication du ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, diffusée le dimanche 18 octobre sur les antennes de la télévision nationale, au sujet de cette même affaire.
Alors que les autorités poursuivent leurs investigations, les éléments avancés par la Présidence devront être appréciés à la lumière des conclusions officielles de l’enquête. À ce stade, les accusations évoquées ne sauraient être considérées comme établies en l’absence de conclusions judiciaires définitives.
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