Le gouvernement centrafricain a lancé, jeudi 25 juin, une nouvelle opération de désarmement des ex-combattants du groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) à Dongue-Douane, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Cette initiative, inscrite dans le cadre du Programme national de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), vise à favoriser le retour durable de la paix à travers la réinsertion socioéconomique d’une centaine d’anciens combattants.
L’opération est conduite par l’Unité d’Exécution du Programme National DDRR (UEPDDRR), avec l’appui technique et financier de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Les instructeurs russes apportent un soutien logistique, notamment dans le transport des ex-combattants vers le site de désarmement.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du représentant du sultan-maire de Yéléwa, marquant le début officiel des activités. Au cours de la première journée, 39 ex-combattants ont été identifiés et enregistrés. Une vingtaine d’armes de différents calibres ainsi qu’un important lot de munitions ont été volontairement remis à l’équipe mobile de l’UEPDDRR.
À l’issue de leur désarmement, les bénéficiaires sont orientés vers un processus de réintégration civile. Ils reçoivent chacun un kit d’accompagnement destiné à faciliter leur prise en charge immédiate, avant leur admission dans des centres de formation et des programmes de réinsertion professionnelle.

Pour plusieurs anciens membres des groupes armés, cette opération représente une opportunité de tourner définitivement la page du conflit. « Je faisais partie des groupes armés. Aujourd’hui, j’ai choisi d’intégrer le processus DDRR afin de contribuer à la paix dans mon pays. Mon souhait est de rejoindre les Forces de défense et de sécurité pour servir la République dans la légalité », a confié Flavien Kandé, l’un des ex-combattants enregistrés.
Selon les responsables du programme, cette opération s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par les autorités nationales pour réduire durablement la circulation des armes et favoriser la réconciliation nationale. Depuis son opérationnalisation, le processus DDRR a permis le désarmement et la réinsertion de plusieurs milliers d’anciens combattants sur l’ensemble du territoire, contribuant progressivement à l’amélioration de la sécurité et au renforcement de la stabilité.
Les autorités et leurs partenaires réaffirment leur engagement à poursuivre la mise en œuvre du DDRR, considéré comme l’un des principaux leviers de consolidation de la paix et de reconstruction de la République centrafricaine.
