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Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a exprimé sa satisfaction ce lundi 27 avril 2026 lors d’une conférence de presse à la suite de la nomination du Père Joseph Samedi, membre de la Compagnie de Jésus, en qualité d’évêque coadjuteur de l’Archidiocèse de Bangui.

« Cette nomination est une grâce pour notre Église. Elle vient renforcer le développement de l’Évangile en Centrafrique et soutenir la mission pastorale dans un contexte en pleine évolution », a déclaré le Cardinal.

Le nouvel évêque coadjuteur aura pour mission principale d’assister l’archevêque dans ses fonctions pastorales et administratives. Il pourra également lui succéder en cas de transfert ou d’empêchement : « Le Père Joseph Samedi arrive dans un territoire ecclésiastique en pleine extension et en pleine mutation. Il travaillera en communion avec nous pour consolider la vision de l’Église et répondre aux besoins des fidèles ».

Cette nomination s’inscrit dans la volonté du Pape Léon XIV et conformément au droit canonique, notamment le canon 403 §2, qui prévoit le rôle de l’évêque coadjuteur comme assistant direct de l’évêque diocésain, avec droit de succession : « L’évêque coadjuteur assiste dans le gouvernement du diocèse et peut remplacer l’évêque en cas d’absence ou d’empêchement. C’est une garantie de continuité dans le service ecclésiastique », a précisé le Cardinal Nzapalainga.

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Rumeurs de tensions et réorganisation ecclésiastique

Réagissant aux rumeurs faisant état de tensions entre l’Archidiocèse de Bangui et la nonciature apostolique, le Cardinal a fermement démenti ces allégations : « Il n’existe aucune tension. Nous travaillons dans un cadre de collaboration fraternelle et légale. Certaines perceptions sont erronées et ne reflètent pas la réalité de nos relations ».

Concernant l’érection du diocèse de Berbérati en archidiocèse, placé sous la direction de Monseigneur Denis Koffi Agbenyadzi, le Cardinal y voit une avancée majeure : « C’est une grâce qui montre que la parole de Dieu continue de grandir dans notre pays. Cette réorganisation permettra de rapprocher davantage l’Église du peuple de Dieu et de mieux répondre aux besoins pastoraux », a-t-il expliqué.

Une Église en pleine croissance

La République centrafricaine fait aujourd’hui face à un défi majeur lié à l’expansion rapide de ses structures ecclésiales. Le nombre de paroisses a significativement augmenté, passant de 20 à 31 en milieu urbain et de 5 à 9 en zone rurale.

« Nous sommes face à une croissance réelle de l’Église. Les paroisses se multiplient, les mouvements et fraternités se développent. Cela demande un investissement humain important, mais c’est aussi un signe d’espérance », a conclu le Cardinal.

Bélisaire Dorval SAHOUL

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