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Mr. Romuald Wadagni, ancien Ministre de l’Économie et des Finances, Candidat a l’élection présidentielle béninoise de 2026 est largement en tête de la course avec 94.05% contre son adversaire Mr. Hounkpè-Hounwanou qui a collecté seulement 5.95% avec un taux de participation de 58.75%, ce qui lui déclare vainqueur provisoirement avant la validation de la cour constitutionnelle.

L’économiste béninois s’impose comme le nouveau visage du pouvoir au Bénin, à l’issue d’une élection présidentielle marquée par une victoire écrasante dès le premier tour. Crédité d’environ 94 % des suffrages selon des résultats provisoires, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances incarne une transition dans la continuité après une décennie de réformes économiques soutenues.

Un parcours forgé dans la finance internationale

Avant son entrée en politique, Romuald Wadagni s’est illustré dans le secteur privé, notamment au sein du cabinet Delloit, où il a acquis une solide expertise en audit et en conseil financier. Ce passage dans un environnement international a contribué à façonner son image de technocrate rigoureux et orienté vers les résultats.

Nommé en 2016 ministre de l’Économie et des Finances sous la présidence de Patrice Tallon, il devient rapidement l’un des piliers du dispositif gouvernemental. À ce poste stratégique, il pilote des réformes ambitieuses visant à moderniser les finances publiques, améliorer la mobilisation des ressources internes et renforcer l’attractivité économique du pays.

L’artisan des performances économiques

Sous sa conduite, le enregistre des performances saluées par plusieurs partenaires internationaux : croissance soutenue, maîtrise de l’inflation et amélioration du climat des affaires. Cette trajectoire économique lui vaut une reconnaissance au-delà des frontières nationales, mais aussi un ancrage politique solide au sein de la majorité.

Sa candidature à la magistrature suprême apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un parcours ascendant, soutenu par l’appareil au pouvoir et perçu comme une garantie de continuité des politiques engagées.

Une élection sans véritable suspense

Face à lui, le candidat de l’opposition n’a pas fait le poids. Avec un score avoisinant les 6 %, il reconnaît rapidement sa défaite. Le scrutin, marqué par une participation modérée, s’inscrit toutefois dans un contexte politique sensible, caractérisé par des critiques récurrentes sur la restriction de l’espace démocratique.

Comme le veut la procédure, les résultats doivent encore être validés par la CENI pour devenir définitifs.

À la tête de l’État, Romuald Wadagni hérite d’un pays en transformation, mais confronté à des défis persistants. Si les indicateurs macroéconomiques sont au vert, les attentes sociales restent fortes, notamment en matière d’accès aux services de base et de réduction des inégalités.

Par ailleurs, la question sécuritaire s’impose avec acuité dans le nord du pays, exposé à des menaces liées à l’expansion des groupes armés dans la région sahélienne.

Le défi de la légitimité

Plus largement, le nouveau président devra composer avec les interrogations sur la vitalité démocratique du Benin. Sa large victoire, bien que conforme aux règles du scrutin, intervient dans un paysage politique où l’opposition peine à exister pleinement.

Pour Romuald Wadagni, l’enjeu sera donc double : poursuivre les réformes économiques tout en consolidant la confiance politique et institutionnelle.

Bélisaire Dorval SAHOUL

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