À Bangui, la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de Centrafrique organise du 8 au 10 avril 2026 un atelier de renforcement des capacités au profit de ses membres. Cette initiative, soutenue par la MINUSCA, vise à promouvoir l’autonomisation économique des femmes à travers une meilleure intégration dans l’espace numérique.
Cet atelier, qui réunit plus d’une vingtaine de femmes entrepreneures, porte sur l’utilisation de l’approche basée sur les droits de l’homme dans les activités économiques, ainsi que sur l’importance de la transformation digitale comme levier d’inclusion.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, William Lifongo, directeur adjoint de la division des droits de l’homme à la MINUSCA, a souligné que cette formation s’inscrit dans une dynamique globale de promotion des droits humains dans le monde des affaires : « Aujourd’hui, c’est un atelier de formation avec la FAFECA pour renforcer les capacités de ses membres, afin d’intégrer les droits de l’homme dans leurs activités. Cet atelier s’inscrit dans notre travail quotidien et dans nos partenariats avec différents acteurs ici en Centrafrique pour renforcer et intégrer les droits de l’homme dans le monde des affaires, ainsi que dans les actions quotidiennes. »
Les organisateurs mettent en avant le rôle déterminant des technologies de l’information dans la réduction des inégalités. L’accès équitable au numérique est ainsi présenté comme un facteur clé pour favoriser la participation des femmes à l’économie et renforcer leur autonomie.

De son côté, la présidente de la FAFECA, Portia Deya Abazene, a insisté sur l’importance stratégique du numérique dans le contexte actuel : « Ne pas être présent dans l’espace numérique, c’est risquer d’être invisible économiquement, car nous vivons aujourd’hui dans un monde en pleine transformation où le numérique définit profondément les règles de l’économie, les modes de communication et les opportunités d’affaires », a-t-elle affirmé.
Elle a également mis en lumière les obstacles qui freinent l’implication des femmes dans ce secteur, évoquant « des barrières structurelles, des contraintes sociales et une méconnaissance de leurs droits ».
Pour la responsable associative, l’autonomisation des femmes constitue un enjeu majeur pour le développement national : « Quand la femme est autonome, c’est toute une nation qui s’épanouit », a-t-elle rappelé.
Durant les trois jours de travaux, les participantes échangent leurs expériences et formulent des recommandations à l’attention des autorités compétentes, dans le but d’améliorer les conditions d’accès des femmes entrepreneures au secteur numérique.
Tania KALOU
