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Image du Président AG DOLOGUELE

Dans la vidéo, M. Dologuélé tend la main à plusieurs marchands. Ceux-ci, concentrés sur leurs étals, ne répondent pas à son geste. Ce silence, interprété par de nombreux observateurs comme un message politique, a rapidement alimenté les débats. Pour certains, il s’agit d’un simple moment de gêne ; pour d’autres, d’une expression claire du désaveu populaire à l’égard d’une partie de la classe politique.

Au marché central, symbole du quotidien et des difficultés économiques vécues par une large frange de la population, les commerçants jouent un rôle social majeur. « Ce n’est pas de l’impolitesse, c’est un choix », confie un vendeur sous couvert d’anonymat. « Nous avons vécu des périodes difficiles et nous n’avons pas oublié. Notre vote n’est pas à vendre. »

Cette séquence intervient dans un contexte politique sensible, à l’approche des échéances électorales prévues le 28 décembre. Le climat est marqué par une forte mobilisation des acteurs politiques et par un électorat de plus en plus attentif aux bilans et aux promesses. Pour de nombreux citoyens, la mémoire des crises passées reste un critère déterminant dans le choix électoral.

Les partisans du président Faustin Archange Touadéra estiment que la réaction observée au marché central traduit un attachement à la stabilité institutionnelle et à la continuité de l’action gouvernementale. « Le peuple centrafricain a beaucoup souffert. Aujourd’hui, il veut avancer avec lucidité et responsabilité », affirme un responsable local.

Du côté de l’opposition, aucune déclaration officielle n’a encore été faite concernant cet incident. Des proches de M. Dologuélé évoquent toutefois une interprétation excessive d’images sorties de leur contexte.

Quoi qu’il en soit, l’épisode du marché central illustre le climat politique actuel en Centrafrique : un électorat vigilant, parfois méfiant, et déterminé à faire entendre sa voix. À quelques semaines du scrutin, une certitude semble partagée sur les étals de Bangui : le choix des urnes sera guidé par l’expérience, la mémoire collective et l’espoir d’un avenir plus stable pour les générations futures.

La Rédaction

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