Les débats sont désormais clos dans l’affaire dite « Guen » devant la Cour pénale spéciale (CPS). Le parquet spécial, les avocats de la partie civile et ceux de la défense ont présenté leurs dernières observations avant que les accusés ne prononcent leurs derniers mots. Le verdict est attendu le 15 décembre 2026.
À l’issue des débats, le parquet spécial a contesté les principaux arguments développés par la défense. S’appuyant notamment sur la qualification des faits reprochés, liés à des crimes de guerre, le ministère public a invité la Cour à ne pas retenir les arguments avancés par les avocats des accusés.
Le parquet spécial est ainsi resté ferme sur ses réquisitions formulées au cours du procès.
La partie civile demande à la Cour de faire preuve de fermeté pendant que la défense plaide l’acquittement
Les avocats de la partie civile ont, pour leur part, réitéré leurs précédentes demandes. Ils ont appelé la Cour à faire preuve de fermeté dans sa décision au regard des faits examinés au cours du procès.
Toutefois, concernant Dieudonné Gonitoua, le parquet spécial et la partie civile ont tous deux sollicité son acquittement, estimant que les éléments réunis au dossier ne permettent pas d’établir suffisamment sa culpabilité ni l’existence d’une infraction à son encontre.
Face aux arguments du ministère public et de la partie civile, les avocats de la défense ont maintenu leur position et demandé l’acquittement de leurs clients : Jean Bahara, jugé par contumace, Philémon Kaina, François Boibanda et Edmond Beina.
La défense a notamment contesté la solidité de plusieurs éléments de preuve. Les avocats ont estimé que certains témoignages reposeraient sur des « ouï-dire » et ne comporteraient pas, selon eux, d’éléments suffisamment probants permettant d’établir la culpabilité des accusés.
Les accusés livrent leurs derniers mots
Après les dernières plaidoiries, la Cour a donné la parole aux accusés afin qu’ils puissent s’exprimer une dernière fois avant la mise en délibéré de l’affaire.
François Boibanda, pour lequel le ministère public a requis 30 ans de prison, a déclaré ne pas se reconnaître dans les faits qui lui sont reprochés.
Philémon Kaina, également sous le coup d’une réquisition de 30 ans de prison, s’est dit innocent et a indiqué s’en remettre aux arguments développés par son avocat.
Dieudonné Gonitoua, pour lequel le parquet spécial et la partie civile ont demandé l’acquittement, a remercié la Cour pour le travail accompli.
Edmond Beina, à l’encontre duquel le ministère public a requis la perpétuité, n’a pas souhaité ajouter de déclaration. Il a indiqué s’en remettre aux propos de son avocat.
Jean Bahara, jugé par contumace, n’a pas pris part à cette phase consacrée aux derniers mots des accusés.
Le verdict de la Cour pénale spéciale est annoncé pour le 15 décembre 2026.
