Le parquet spécial et la défense ont tous deux demandé l’acquittement de Dieudonné Gonitoua, accusé dans l’affaire dite « Guen ». À l’audience consacrée aux plaidoiries, les deux parties ont estimé que les éléments versés au dossier ne permettent pas d’établir suffisamment la responsabilité pénale de l’accusé dans les faits qui lui sont reprochés.
Lors de l’audience consacrée aux plaidoiries dans l’affaire dite « Guen », Maître Yvon Pamba, avocat de Dieudonné Gonitoua, a sollicité l’acquittement de son client.
Cette position rejoint celle du parquet spécial, qui avait lui-même requis l’acquittement de l’accusé, estimant que les éléments réunis au cours de la procédure ne constituaient pas des charges suffisantes pour justifier une condamnation.
Dans sa plaidoirie, Maître Yvon Pamba s’est notamment appuyé sur les réquisitions du ministère public pour défendre l’innocence de son client. L’avocat a également rappelé que plusieurs témoignages entendus au cours de la procédure auraient indiqué que Dieudonné Gonitoua n’était pas impliqué dans les faits qui lui sont reprochés.
La défense a par ailleurs mis en avant la collaboration de l’accusé avec la justice. Selon Maître Pamba, cette coopération aurait contribué à la manifestation de la vérité et permis de mieux comprendre les circonstances entourant cette affaire.
L’avocat a également soutenu qu’aucun lien direct n’avait été établi entre son client et les autres accusés ou codétenus concernés dans le cadre de cette procédure.
Abordant la situation de Dieudonné Gonitoua au moment des faits et des attaques évoquées dans le dossier, Maître Yvon Pamba a affirmé que son client avait quitté la localité de Guen afin de recevoir des soins médicaux en dehors de la zone.
Au terme de sa plaidoirie, la défense a demandé à la Cour de prononcer l’acquittement de Dieudonné Gonitoua, estimant que les éléments constitutifs des infractions poursuivies n’étaient pas établis à son encontre.
L’avocat a ainsi sollicité l’acquittement de son client pour absence de preuves suffisantes permettant de retenir sa responsabilité dans les accusations liées notamment aux crimes contre l’humanité et aux crimes de guerre.
La décision finale revient désormais à la Cour, qui devra apprécier l’ensemble des éléments présentés au cours des débats avant de rendre son verdict.
Belise SEREMALET
