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Le chef de file de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, est sorti de son silence après plusieurs mois pour dénoncer son interdiction de quitter le territoire national, ainsi que la confiscation de son passeport diplomatique.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), l’ancien Premier ministre a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie « d’acharnement » et d’« abus de pouvoir » de la part des autorités.

Selon ses déclarations, il avait été invité par le président de la Commission de l’Union africaine à prendre part à une retraite du Fonds pour la paix, organisée du 5 au 10 mai à Addis-Abeba. Cette rencontre devait réunir des membres du conseil d’administration et de hauts responsables africains afin de réfléchir aux défis liés à la paix et à la sécurité sur le continent.

Cependant, au moment des formalités d’embarquement à l’aéroport, les autorités aéroportuaires lui ont interdit de quitter le pays et ont procédé à la confiscation de son passeport diplomatique.

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Une décision jugée arbitraire

Face à cette situation, Anicet-Georges Dologuélé affirme ne pas comprendre les motivations des autorités. Il interpelle notamment le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, ainsi que le ministre de l’Intérieur et le procureur de la République, sur ce qu’il considère comme une violation de ses droits.

L’opposant insiste également sur le fait que la question de sa nationalité a déjà été définitivement tranchée par le Conseil constitutionnel de la République centrafricaine. Dans une décision rendue le 14 novembre 2025, cette juridiction avait indiqué qu’aucun décret n’avait été pris pour constater une éventuelle perte de sa nationalité centrafricaine.

Il rappelle par ailleurs avoir renoncé à sa nationalité française depuis août 2025 afin de se conformer aux exigences de la Constitution du 30 août 2023, en vue de briguer la magistrature suprême.

Silence des autorités

À ce jour, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités de la République centrafricaine concernant les raisons de cette interdiction de sortie du territoire ni sur la confiscation du passeport de l’opposant.

Membre du conseil d’administration du Fonds pour la paix de l’Union africaine depuis 2018, Anicet-Georges Dologuélé devait participer à des discussions stratégiques portant sur l’opérationnalisation de ce mécanisme, dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires sur le continent africain.

Tania KALOU

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