La Chambre d’assises de la Cour pénale spéciale (CPS) a ordonné à l’ancien président centrafricain, François Bozizé, de se livrer à la justice dans un délai de vingt jours, sous peine d’être jugé par contumace. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance n°009 relative aux formalités préalables à la procédure de contumace, renouvelée après une première injonction restée sans effet.
Dans cette nouvelle ordonnance, la juridiction spéciale exige que l’accusé comparaisse volontairement afin de permettre la tenue de son procès. À défaut, la procédure se poursuivra en son absence, conformément aux dispositions légales en vigueur.
La CPS précise que cette décision sera notifiée dans un délai de huit jours aux autorités nationales compétentes ainsi qu’à un État tiers, dans le but d’en assurer une diffusion élargie et de faciliter l’exécution de la mesure.
Selon les éléments communiqués, une première ordonnance avait été signifiée au parquet spécial le 25 février 2026. Plus de trente jours après l’expiration du délai initial, François Bozizé ne s’est ni présenté devant la justice ni été appréhendé par les autorités.
L’ancien chef de l’État est poursuivi pour des faits présumés commis entre 2009 et 2013 dans la localité de Bossembélé. Ces accusations s’inscrivent dans le champ de compétence de la Cour pénale spéciale, chargée de juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire centrafricain.
Cette nouvelle injonction marque une étape supplémentaire dans la procédure judiciaire engagée contre François Bozizé, alors que les autorités judiciaires entendent faire progresser le dossier malgré l’absence persistante de l’accusé.
Bélisaire Dorval SAHOUL
