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Une vive passe d’armes oppose depuis quelques jours deux figures de la scène musicale centrafricaine. L’artiste émergente Vansye Palak et le chanteur Malabi Euloge, plus connu sous le nom de Malabar Spiral, ont échangé des déclarations publiques sur les réseaux sociaux, exposant un différend mêlant accusations personnelles et désaccords professionnels.

Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, Vansye Palak affirme avoir été citée de manière préjudiciable dans un commentaire attribué à Malabar Spiral, sous un post d’un autre artiste. Elle dénonce ce qu’elle considère comme une atteinte à son image et à sa réputation.

« Tu as osé chier publiquement sur mon nom », écrit-elle, reprochant à son confrère d’avoir laissé entendre qu’elle se cacherait derrière un compte anonyme pour « attiser la haine ». L’artiste rejette fermement ces allégations et met son interlocuteur au défi d’en apporter la preuve, faute de quoi elle l’exhorte à ne plus associer son nom à de telles accusations.

Vansye Palak précise disposer uniquement de deux comptes officiels : son profil personnel et sa page artiste. Elle regrette qu’aucune démarche privée n’ait été entreprise avant l’exposition publique du différend.

Un différend autour d’un featuring

Au-delà des accusations, le conflit semble trouver son origine dans une collaboration musicale envisagée entre les deux artistes. Selon Vansye Palak, le malentendu remonterait à leur dernière rencontre, marquée par son refus d’accepter une demande qu’elle affirme ne « pas avoir l’habitude de faire ». Un refus qui, selon elle, n’aurait pas dû susciter de rancune.

Elle revient également sur un projet de featuring proposé par Malabar Spiral. Tout en reconnaissant qu’il lui a « tendu le micro » à une période où elle ne se revendiquait pas encore artiste, elle conteste la notion de « chance » évoquée par son confrère. « La chance a fait quoi dans ma vie ? (…) Moi je travaille deux fois plus que la chance », affirme-t-elle, revendiquant son parcours et son indépendance.

L’artiste soutient par ailleurs qu’un titre enregistré en 2024 aurait été publié sans son consentement, malgré ses réserves sur les aspects techniques du projet et sa proposition de le retravailler ou d’en assumer les frais. « Quelques jours après, tu as sorti le son sans mon avis », écrit-elle, évoquant des retombées qu’elle dit assumer sans s’y attacher, le projet étant selon elle celui de son collaborateur.

image malabar spiral

La réponse de Malabar Spiral

Face à ces accusations, Malabar Spiral a publié une réponse plus mesurée. Il confirme l’existence d’échanges autour d’un featuring, mentionnant des « propositions de démo » et des « idées pour la partition ». Il évoque cependant des contraintes de planning et la nécessité de respecter un calendrier.

Concernant les accusations de compte anonyme, il déclare : « Dire aujourd’hui que je me cache derrière un compte pour attiser la haine ou créer des querelles n’est pas juste. Je ne me cache derrière personne. Si j’ai quelque chose à dire, je l’assume publiquement et sans détour. »

L’artiste reconnaît l’existence d’éventuelles incompréhensions, tout en estimant qu’elles « ne méritent pas d’être transformées en conflit public ». Il appelle au respect mutuel et au professionnalisme, concluant : « La musique doit rester plus grande que nos différends. Avançons chacun dans notre voie, avec professionnalisme et maturité. »

Entre image publique et enjeux de carrière

Au fil de sa déclaration, Vansye Palak insiste sur son indépendance artistique, son refus d’entrer dans des logiques de clan et sa volonté de préserver son image à un moment qu’elle décrit comme le début officiel de sa carrière, notamment après la sortie du titre « Kélé ti 92 ».

Elle va jusqu’à évoquer la possibilité d’engager des poursuites judiciaires pour diffamation si son nom venait à être à nouveau associé publiquement à des accusations qu’elle juge infondées.

Cet échange, largement commenté sur les réseaux sociaux, met en lumière les tensions pouvant surgir dans un milieu artistique en pleine structuration. Entre questions de communication, de consentement artistique et de gestion d’image, l’affaire rappelle la fragilité des collaborations lorsque les divergences ne sont pas résolues en amont.

À ce stade, aucun des deux artistes n’a annoncé de démarche officielle au-delà des publications diffusées en ligne. Reste à savoir si ce différend connaîtra un apaisement en coulisses ou s’il continuera d’alimenter le débat au sein de la scène musicale centrafricaine.

Bélisaire Dorval Sahoul

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